jazz à tous les étages

Le jazz en herbe Du jazz à tous les étages, ce soir-là à la Coupole, avec le Saint-Louis Blues Band et les élèves de l'école de musique. Pas de doute : la relève est assurée ! Grosse affluence mercredi soir à la Coupole

de Saint-Louis qui accueillait « Jazz à tous les étages », un grand projet d'école autour du jazz, réunissant le Saint-Louis Blues Band et les élèves de l'École de musique municipale. Une merveilleuse occasion pour ces derniers de jouer dans la cour des grands, sur une grande scène et devant un grand public. Et de mettre en pratique le fruit de longues heures de travail. Merci les professeurs ! Les enfants du jazz Un spectacle qui démarre sur les chapeaux de roues, avec un Saint-Louis Blues Band en forme olympique qui attaque méchamment Ko. Ko de Duke Ellington. Histoire de chauffer la salle et de rassurer les élèves du cours de clarinette qui font leur entrée sur scène. Il y a du Saint-Louis blues dans l'air, et les élèves s'en acquittent excellemment, jouant seuls, avec la rythmique et puis le big band en totalité. C'est pédagogique, harmonique, héroïque : bravo les filles ! (Oh, pardon, il y a un garçon !). Place au chant, pour la suite du programme, avec trois extraits de Jazz'n Faust, un opéra jazz de Pierre-Gérard Verny. Lena et Christina, de l'école de musique de Weil am Rhein, se lancent avec courage dans une partition plutôt ardue. Faisant admirer au passage des voix remarquables… et une délicieuse pointe d'accent. « Hancock, j'le connais Parker ! » Agua de beber, présenté par les élèves du cours de flûte, est incontestablement une réussite. Et Antonio Carlos Jobim, au paradis de la bossa nova, a dû apprécier la légèreté d'un pupitre tout en finesse, bercé par le balanção du SLBB. Belle entrée en matière pour Élodie, de la classe de chant, un peu contractée sur It don't mean a thing d'Ellington, dévoilant finalement une belle voix, ambrée et prometteuse. Juste le temps pour les élèves de l'Atelier d'initiation à l'improvisation et au jazz de prendre place sur scène et de taquiner l'impro pour la première fois en public. Cantaloupe island de Herbie Hancock leur offre son thème obsédant et Charlie Parker son Now's the time. Ca manque encore parfois d'attaque et d'intensité, mais les fondamentaux sont bel et bien là. « Sur le chemin du ciel » Version très déjantée du Caravan d'Ellington, interprétée par le SLBB en début de seconde partie. Qui a peut-être impressionné les chanteurs du Jazz'n Faust qui ont du mal à se mettre en place et à trouver la bonne tonalité. Mais heureusement, Clariflûte blues et Cosy toes pointent le bout de leur nez. Et sur ce dernier thème, les flûtes, clarinettes, trompettes et autre atelier d'improvisation balancent la grosse pêche comme des vieux jazzmen, histoire de dire au SLBB, tout ouïe, qu'il y a de la relève dans l'air. Fin de spectacle sur d'autres extraits du Jazz'n Faust, avec le choeur des élèves de la classe de chant. Ca vrombit, ça chauffe et ça se termine par l'ovation d'un public particulièrement chaleureux. Ovation pour tous les acteurs,

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